cybersahara

alerte

jeudi 24 mai 2007 par chekib abdessalam

formule finale et zone spéciale

bandes de renards, arrivistes faméliques, ou parvenus à gober, laissez les vivre en paix ces oiseaux en puissance. Ils vous le rendront au centuple. Un oiseau ça porte bonheur.

Par bribes, Moulay Rachid raconte l’avenir qui nous attend, ou qui attend nos suivants, Quand l’imam Mahdi apparaîtra au grand jour, le métal va fondre, il n’y aura plus de land’over, ni de berliet, ni de toyota, plus de lames de ressorts, il ne subsistera que la lame de l’épée et le camelin quadrupède sub-actuel, ultime véhicule, sera le dernier vaisseau du désert, avant qu’au jour de la résurrection, mendiantes et mendiants, orphelines et orphelins, infirmes, aveugles, sourds, muets, les sans-le-sou, les très vieux, celles et ceux qui ont quitté ce bas monde enfant, les humbles, les demi-fous, les savants vertueux et partageurs, les va-nu-pieds, les innocents à qui l’on aura voulu inculquer un esprit de culpabilité, les faibles violentés, les simplets qui n’ont pas pris peur, la clarté, les voyageurs, passent les premiers, bienvenus et choyés, au septième ciel, au royaume des portes grandes ouvertes, là où vivent les hommes de la terre matinale que l’on croyait morte. A l’orée des nobles espaces de paix et de félicité, de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, à la lisière du vert et du bleu.

Ainsi que le veut la théorie des duodécimains ...

Moulay Rachid apprendra la science des climats, de la pluviométrie, de l’hydraulique, des réseaux, échappé d’une foggara, il finira attaché à un acacia pour que la pluie viennent tambour battant déclencher la crue, l’alluvion et l’ensablement ou le désensablement selon... pourvu que la pluie arrose le désert, que l’averse réveille les basaltes, pour que rosissent granits, étincellent les gneiss...

Plus rien n’aura de mystère, nulle entrave au pâturon ne subsistera. Les fenêtres de l’argile et de la paille resteront ouvertes pour que, sur le rebord, l’oiseau chanteur vienne nidifier en armoise. Il se souviendra d’un chameau chéri atteint de verticité, appelé Ibaydi. Il décrit en retrait le faon de l’antilope délivrée de ses trois mètres carrés.

Le nomade aveugle de Oua Helledjene se dirige vers Adjalala, là-haut, au sommet, il sait qu’elle cache une petite guelta.



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